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Le rapport Olsen en 1980 jetait un pavé dans la mare technologique : les TIC c’est de l’esbroufe, on n’apprend pas mieux avec ! Et pourtant on aurait du mal à s’en passer. Certes, le contexte n’est plus le même, les idées et les attentes en matière d’apprentissage des langues ont évolué, tout comme les technologies d’ailleurs. Aujourd’hui cette question n’est plus vraiment d’actualité (quoique... on en reparlera dans ce blog) mais il y a néanmoins d’autres questions qui se posent, notamment autour de la motivation.

On s’aperçoit que la notion de motivation donne lieu à deux types de prises en compte en didactique des langues : soit on met la motivation sur le compte de la technologie (c’est la machine qui motive en quelque sorte), soit on la met sur le compte de la méthodologie (ce qu’on fait avec une machine peut être motivant sans que la machine elle-même ait un quelconque effet de séduction). Dans le premier cas, motivation rime avec « utilité », « confort » et « distraction » : les TIC motivent parce qu’elles sont captivantes, parce que « les jeunes aiment ça », etc. Voir cet article de Karsenti. Mais cet argument est assez limité et conduit surtout à considérer les TIC comme des outils susceptibles d’intéresser pendant un certain temps l’élève curieux. Il y a également le problème du non-transfert des « plaisirs technologiques » de la vie quotidienne vers les activités d’apprentissage. C’est donc surtout du côté du second argument qu’il faudra réfléchir pour qu’il y ait une prise en compte durable des TIC dans l'apprentissage.

Euh, la motivation, c'est quoi en fait? Voir cette fiche de Dickerson.

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Tag(s) : #TIC